I used to be schizophrenic but we are okay now

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# Enviado em Domingo 05 Abril 2009 13:00

Discution avec moi meme

Discution avec moi meme
J'ai peur de quoi? de ne plus etre aimée par les gens que j'aime, puis je perd un peu le fil parfois je crois ... I'm a movie girl ^^ alors je ne crois pas pouvoir faire grand chose pour toi desolee... Je pense que ca passe au bout d'un moment non ? Les gens savent ce qu'ils veulent ou est-ce une illusion ? J'espere que ce n'est pas une illusion! meme si y'en a plusieurs qui pensent pareil que moi je crois... est-ce l'epoque?







Ma vie est une contradiction !

# Enviado em Quarta 01 Abril 2009 15:34

Tic

Tic

# Enviado em Terça 17 Fevereiro 2009 17:06

Francis Ponge

Francis Ponge


Le cageot




A mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie.
Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.
A tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques - sur le sort duquel il convient toutefois de ne s'appesantir longuement.



createur d'image
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# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 16:20

Charles Baudelaire

Charles Baudelaire



Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.



La photo appartient a http://rage1986.deviantart.com/art/Wake-Up-NOW-110980449

# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 15:49

Modificado em Terça 10 Fevereiro 2009 16:04

Jean l'Anselme

Jean l'Anselme
L'éclair au chocolat

Dans l'éclair au chocolat
ce qui est sur le dessus
et ce qui est à l'intérieur
ça n'a pas la même couleur.

Le dessus ressemble à du chocolat
mais pas le dedans.
On est aussi souvent chocolat
avec des gens qu'on ne connaît pas.


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# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 15:21

Francois Villon


Ballade des pendus



Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez pas vos c½urs durcis à notre égard,
Car si vous avez pitié de nous, pauvres,
Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.
Vous nous voyez attachés ici, cinq, six:
Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie,
Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poussière.
De notre malheur, que personne ne se moque,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Si nous vous appelons frères, vous n'en devez
Avoir dédain, bien que nous ayons été tués
Par justice. Toutefois vous savez
Que tous les hommes n'ont pas l'esprit bien rassis.
Excusez-nous, puisque nous sommes trépassés,
Auprès du fils de la Vierge Marie,
De façon que sa grâce ne soit pas tarie pour nous,
Et qu'il nous préserve de la foudre infernale.
Nous sommes morts, que personne ne nous tourmente,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont creusé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais un seul instant nous ne sommes assis;
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquétés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!



Prince Jésus qui a puissance sur tous,
Fais que l'enfer n'aie sur nous aucun pouvoir :
N'ayons rien à faire ou à solder avec lui.
Hommes, ici pas de plaisanterie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.



Francois Villon
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# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 15:16

Arthur Rimbaud

SENSATION


Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.




Arthur Rimbaud

# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 14:58

Modificado em Terça 10 Fevereiro 2009 15:10

Francois Villon


Ballades des dames du temps jadis


Dites moi où, et n'en quel pays,
Est Flora la Belle Romaine,
Achipiadès, ni Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo parlant quand bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Abélard à Saint Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la reine
Qui commonda que Buridan
Fut jeté en est sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?


La reine Blanche comme lys
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Biétris, Alis
Haremburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?




Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Qu'à ce refrain ne nous remaine;
Mais où sont les neiges d'antan ?




Francois Villon
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# Enviado em Terça 10 Fevereiro 2009 13:53

Modificado em Terça 10 Fevereiro 2009 15:11